Chroniques Concerts

La Phaze - Nancy Jazz Pulsations

Posté par : Chtif le 24/10/2005

La Phaze aux NJP (Nancy Jazz Pulsations)

Ce vendredi 21 octobre, la Phaze joue dans la petite salle du Hublot. L’occasion est idéale pour aller s’enfiler une énorme dose d’électricité juste avant la fin des Nancy Jazz Pulsations.

Affluence plus que correcte, majoritairement jeune, et styles variés (punks, baggies, et dreads, les trois fanges se mêlant sans problème) affichent une bonne envie d’en découdre dans la bonne humeur. Missill (sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, une petite bombe en débardeur) ouvre les débats avec un mix hip-hop virant techno puis raga en final qui chauffe l’ambiance sans aucun problème ( "Back in black" d’AC/DC s’invitera même à la séance, mais restera la seule citation rock, Missill ne voulant sans doute pas jouer les 2 Many DJ’s). Missill recueille une belle ovation avant de repartir dans la nuit enchaîner un deuxième set au Magic Mirrors.

Peu de temps après, La Phaze entre en jeu et d’emblée l’ambiance est survoltée. On n’a vu trop de concerts mollassons récemment, genre "je dandine des fesses en reluquant ma montre pour ne pas louper le bus", pour ne pas se réjouir d’une telle motivation. Durant la petite heure et demie que durera le concert, la fosse n’arrêtera pas une seule seconde de bouger, danser, se percuter, slammer : c’est bien simple, on n’avait pas vu ça depuis le Teknival 2002. Tension continue, haute énergie et surtout bonne humeur festive côté public. Côté scène, le show est impeccable : trois agités, des riffs minimalistes 100% punks balancés sur des beats jungles épileptiques aux platines, le tout couronné par des vocaux hip-hop et militants. Impossible de ne pas penser aux Berurier Noir, et c’est quelque part très rassurant. La soirée s’achèvera, littéralement trempée de sueur, après un final de circonstance emprunté aux Clash : "Police on my back" - "I fought the law". Un engagement réel et intelligent, auquel il ne manque pas grand chose pour remporter l’adhésion populaire. Tous les espoirs sont encore permis.