Coups de Gueule

Prix Constantin : Tartufferie !

Posté par : Francois Branchon le 10/11/2005

Le prix Constantin, censé récompenser une "découverte" française qui "sorte des sentiers battus" vient d'être décerné à la chanteuse Camille, artiste distribuée par une major et dans le peloton des bonnes ventes depuis plusieurs mois (top 20 en août et septembre).

Philippe Constantin, ingérable génie et prince défricheur-découvreur-iconoclaste (Pink Floyd, Rita Mitsouko, Higelin, Marquis de Sade, Fela, etc, etc..) doit depuis son moulin au paradis bien se marrer à la vue des artistes nominés et distingués depuis 2002, tous issus de multinationales (Amadou et Myriam, matraqué tout l'été par Universal et France 2 co-favoris cette année), le sens des mots "découverte", "risque", "jouissance" échappant visiblement aux créateurs(trices) de ce prix, vieux routiers d'un show-biz à la française ("c'est cool coco") qui se choisit des Jean-Louis Aubert, des Julien Clerc ou des Stephan Eicher pour présider son jury.

Pendant ce temps, d'authentiques saltimbanques créent, jouent et rament dans le semi-anonymat (salut Bonzom !!), trempe d'artistes qu'en son temps Philippe aimait dénicher (Catherine et Fred des Rita, emmaillotés dans des sacs Félix Potin, jouant dans des caves du 19ème arrondissement en 1981).

Honte à ceux (et celles) qui récupèrent un nom pour cautionner un pince-fesses bien pensant, sponsorisé par France Inter et Telerama (encore eux !), France 2, la Fnac et Virgin Megastore (les défricheurs de talents bien connus), courroie médiatique d'une énième opération commerciale.

Philippe, te retourne pas dans ta tombe, c'est pas la peine...