Dernier album officiel des Doors avec Jim Morrison, "L.A. woman" fut conçu de manière séparée, Morrison vivant déjà à Paris, les trois autres glandant encore à Los Angeles. Ce n'est pas un hasard si la musique est assez différente des albums précédents. Aucune trace ici des petites chansons ciselées, et s'il en reste, elles sont plombées d'une tristesse traînante ("Love her madly") mais quelquefois fort belle ("Hyacinth house"). Le reste, hormis un blues superbe ("Cars hiss by my window"), relève de climats à la densité souvent exceptionnelle où la voix de Morrison se fait lourde ("Riders in the storm", "The WASP (Texas radio & the big beat)", "L.A. woman"). Compte tenu de l'état de santé d'alors de Jim Morrison (connu des trois autres), il est difficile d'imaginer que les Doors n'aient pas considéré cet album comme leur dernier. Même s'il est évident que le savoir-faire a remplacé la magie des débuts, "L.A. woman" est tout de même un fameux chant du cygne, agrémenté de deux morceaux devenues des scies (et qu'on peut ne plus aimer à force d'overdose), "Riders in the storm" et "L.A. woman".
Morceaux qui Tuent
Hyacinth house Cars hiss by my window
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