Sono mondiale
Celte
 Alan Stivell - Parcours
France 2005
Un DVD + CD Keltia III  / Universal 2005



SPIRALE

 Harpes du nouvel âge
 
Alan Stivell
Parcours
par Francois Branchon le 27/11/2005

Note: 6.0    

Ce cher Stivell... On l'a bien aimé au début des années soixante-dix, quand il colla des guitares électriques au cul de sa harpe d'un autre âge, la folklorique musique des Pardons bretons se mettait à rocker ! Yo ! "Parcours", DVD/CD copieux (deux concerts complets, des extraits d'autres, un documentaire) et bien présenté, s'essaie à l'anthologie.

Le premier des deux concerts (Casino de Paris 1994) laisse une impression sans appel : incompétence ou je m'enfoutisme crasse, mal aidé par une prise de son exécrable, Stivell y chante mal, y chante faux, ses interventions de harpe sont approximatives et la faillite se paye un paravent : des musiciens démonstratifs, surjouant d'attitudes déplacées, comme transportés sur Mars au moindre riff : pitoyable. Même les "classiques" de Stivell, qui pourraient sauver le concert ("Pop plinn", "Suite sud armoricaine"...), s'embourbent inexorablement - seul "Tri martelod" s'en sort - sans curieusement remettre en cause l'enthousiasme d'un public bon enfant, passant son temps à battre des mains, il est vrai à contretemps.

En revanche, au Festival Interceltique de Lorient en 2001, Stivell comme on dit à Téléfoot "élève son niveau de jeu", l'air du pays sans doute. Les musiciens sont plus sobres, sonnent juste, à la fois musicalement et dans l'attitude et la présence - impressionnante - sur scène pour quelques morceaux d'un Bagad écossais au grand complet, donne leur pleine mesure à ses chansons, enfin.

En bonus, des extraits du film-documentaire "Parcours" de Philippe Degeorges, "Tri martelod" aux Vieilles Charrues (2000), "Cease fire" à la Fête de l'Huma (1996), le clip de "Let the plinn" et une interview (par Ronan Manuel). Le CD d'accompagnement est un best of de titres studio, de "Tri martelod" à "La Celtie et l'infini" et live ("Pop plinn" de l'album fondateur de sa popularité "Olympia 72").