Rock
  Compilation - Cash from chaos - The complete Punk Collection
2002
Compilation d'Artistes
Coffret 4 CD EMI 2002

 
Compilation
Cash from chaos - The complete Punk Collection
par Fer Fre le 06/12/2002

Note: 6.0    
Morceaux qui Tuent
Army song (Abrasive Wheels)
The greatest cockney rip off (Cockney Rejects)
Jimmy Jimmy (Undertones)
Two millions voice (Angelic Upstarts)


Au début, cette compilation m'a énervé. Cash from chaos, 99 titres sur quatre Cd, et je connaissais quasiment tout. Peut-être faut-il, pour pleinement l'apprécier, ne rien connaître de ce mouvement généraliste ou alors posséder une mentalité de collectionneur. Par la suite, à force d'écoutes, zappant les classiques dont ce coffret dégueule, je me suis mis à réécouter divers combo injustement méprisés en dépit de leurs apports musicaux. J'ai donc éprouvé bien du plaisir à extirper de ma mémoire tampon les cruciaux Toy Dolls, Undertones, Cockney Rejects, Abrasive Wheels, Angelic Upstarts... Il n'en reste pas moins que si tous les groupes phares sont là, si les chansons sélectionnées dressent le panorama complet du courant punk, du son original aux dérives radio, des prémices de la new wave jusqu'au punk pas mort, si l'agencement intérieur des disques montrent un certain soucis de cohérence, la succession de hits repris par tant d'autres compilations préalablement réalisées provoque un agacement à la hauteur des nombreuses incohérences rencontrées. Certainement à cause des droits des chansons, l'impasse est faite sur les incontournables Stooges, le détour par Iggy Pop se fait par l'intermédiaire d'un tube loin de sa punk attitude et les Ramones, que l'on pourrait tenir comme les vrais instigateurs du mouvement, se voient attribués un titre ("Pet semetary") qui, s'il est honnête, ne rend nullement l'exceptionnelle clairvoyance de leurs débuts. Le punk anglais, constituant l'écrasante majorité du coffret, comme si le reste n'existait pas, est lui bien traité, même si les noms importants voisinent avec tant de groupes secondaires aux chansons banales ou dupliquées qu'on en vient à se demander, à l'écoute, si ce mouvement fourre-tout n'était pas de la haute nazerie. En conclusion, celui qui ignore tout du punk (mais en reste-t-il encore ?) tiendra sa bible. L'averti s'étonnera de trop d'abondance au service de la confusion, préférant plutôt écouter son antique "Burning ambitions : a history of punk", disque complet publié il y a un bail sur Cherry Red et qui, en presque trois fois moins de place, sert magnifiquement la cause de cette déferlante. A bon entendeur...