Rock
Pop Rock
  Compilation - Ed Sullivan's Rock' n' Roll Classics
1957
Un DVD Eagle  / Naïve 2006

WEB

Label Eagle
 
Compilation
Ed Sullivan's Rock' n' Roll Classics
par Francois Branchon le 06/03/2006

Note: 7.0    

GONE TOO SOON : Janis Joplin, Elvis Presley, Buddy Holly, Mamas & Papas, Bobby Darin, Carpenters - GROOVY SOUNDS : Turtles, Young Rascals, Spanky & Our Gang, 5th Dimension, Oliver, Beach Boys

La publication en Dvd des émissions de l'Ed Sullivan Show est organisée selon des chapitres à la définition artistique assez vague - ici les "disparus" et ceux qui "groovent" -, concept qui présente le défaut (ou peut-être l'avantage pour le producteur) de présenter le même passage dans des volumes différents, anomalie pénalisante pour le collectionneur.

Ce volume offre son lot de petites raretés et de variétés creuses. Évacuons ces dernières : les Carpenters, les 5th Dimension, l'inconnu Oliver et les faux jeunes et sous Mamas & Papas Spanky & Our Gang : une Michèle Bernier et trois Charly Oleg habillés vert pétant au rayon psychédélique des Classes Laborieuses.

Comme à l'habitude chez Ed, certains chantent et jouent, d'autres pas, préférant le play-back. Janis Joplin est devant un micro ouvert en 1969 pour le blues "Maybe", titre qu'elle n'a joué que live (proposé bien plus tard sur disque, en bonus de la réédition de "Pearl"). "Oh boy" de Buddy Holly était déjà vu dans un précédent volume et Bobby Darin est plutôt anodin sur son incursion dans le répertoire jazz ("Mack the knife").
Histoire de coiffer dans le sens de la brosse le public américain chauffé par son précédent passage, le titre d'Elvis en 1957 est un gospel, a capella comme à l'église baptiste du coin, "Piece in the valley", et notre Ed en fait des tonnes dans l'interview qui suit, répétant sans cesse combien cet Elvis est "un type sacrément bien"...

En direct encore les Mamas & Papas, ou plutôt dans le cas de ce "Words of love", Mama Cass et les autres, excellente. Les Turtles savaient jouer et tenir la scène, leurs morceaux étaient un cran au-dessus, leur prestation de "Happy together" en 1967 démontre en plus combien Howard Kaylan était un bon chanteur et Mark Vollman un pitre né (Zappa ne s'y était pas trompé en en faisant plus tard les deux chanteurs de ses Mothers).

On gardera le meilleur pour la fin, les Beach Boys venant présenter en 1968 leur nouveau single "Good vibrations". Ils le jouent en play back, mais le chantent, à trois, le meilleur moment du Dvd : "regarder" Brian Wilson, Mike Love et Alan Jardine s'entremêler les voix, une sorte de "qui fait quoi" qui donne à entendre le morceau de manière nouvelle. Vertigineux.