Chanson Francaise
Chanson
  Compilation - Souchon dans l'air (Boogaerts, Paradis, Biolay, Cherhal, Katerine, Izïa, Brigitte...
2017
Album Hommage (Tribute)
Un CD Polydor 2017

 
Compilation
Souchon dans l'air (Boogaerts, Paradis, Biolay, Cherhal, Katerine, Izïa, Brigitte...
par Anton Makassar le 18/06/2017

Note: 5.5    

Idée des deux fils Souchon Pierre et Charles, ce projet de reprises de chansons de leur père, outre qu’il n’est pas nouveau en soi, ne sait éviter l'écueil du générique, depuis le copinage (entre gens de la même maison de disques) à la volonté d’avoir "ceux qui ont la carte", ceux invités partout dès qu'ils pètent et censés entraîner les acheteurs, ceux-là même qui le plus souvent nous soulent.
On trouvera donc ici des vieux de la carte (Aubert, M, Paradis, Arthur H) comme des nouveaux (Biolay, que la plus toute jeune Laure Adler gratifiait récemment sans rire sur France Inter de "fils spirituel de Gainsbourg et Stevie Wonder !) et on pleurera misère sur l’absence des excitants du moment (Camille, GiedRé, Quessada, Valentine Duteil, Philémon Cimon...) réduisant ce projet supposé artistique à sa vraie nature d’idée marketing.

Mais on aime Souchon, alors, en détail, gardant le meilleur pour la fin :

Vanessa Paradis geigne dans le vide, noyée sous les arrangements de "Le baiser", Arthur Higelin surajoute tous ses tics à "J'ai dix ans", M tartine son vernis de pacotille "Sous les jupes des filles", l'arrangement de "Et si en plus y'a personne" est une réussite mais c'est hélas Jean-Louis Aubert qui chante, quant à l'inutile et pédant Benjamin Biolay ("La vie ne vaut rien"), sa valeur est décidément inversement proportionnelle à sa carte médiatique.
Honnêtes prestations de Jeanne Cherhal ("Rame"), Oxmo Puccino (Poulaillers' song"), Tété ("Bidon") et de Brigitte, à la fois ultra séduisante mais trop loin de l'esprit de "Allo maman bobo".

Katerine fait (avec bonheur) ce qu'on attend de lui - une "re-création" - livrant une version languide et fluide de "Y'a d'la rumba dans l'air", "La ballade de Jim" (dont l'original de 1985 avec sa boîte à rythmes est devenu aujourd’hui inécoutable) prend grâce à Izïa une nouvelle jeunesse très rafraîchissante, Mathieu Boogaerts est ok et enfin Juliette Armanet réussit une reprise de caractère et entêtante de "Ultra moderne solitude".



KATERINE Y'a d'la rumba dans l'air (Audio seul 2017)