Rock
  Compilation - The Strat Pack Live in Concert
2004
Un DVD Eagle  / Naïve 2005

WEB

Label Eagle
 
Compilation
The Strat Pack Live in Concert
par Francois Branchon le 01/10/2005

Note: 5.0    

Joe Walsh, David Gilmour, Brian May, Paul Rodgers, Ron Wood, Hank Marvin, Albert Lee, Gary Moore, Mike Rutherford, Phil Manzanera, Jamie Cullum, The Crickets, Paul Carrack, Amy Winehouse, Theresa Andersson

Censée honorer les 50 ans de la Stratocaster, guitare Fender aussi répandue que sa cousine Les Paul de chez Gibson, ce raout à la Wembley Arena de Londres en 2004 fut le prétexte à un de ces spectacles survendus comme ceux "du siècle", eu égard à la liste des célébrités invitées, liste qui n'évite pas le fourre-tout, les abonnés permanents (Ron Wood, qui arbore une belle guitare acoustique... Gibson) ou le hors-sujet : un pianiste (Jamie Cullum), une violoniste country (Theresa Andersson), une chanteuse de jazz urbain (Amy Winehouse)...

Passons sur Hank Marvin et son sourire niais d'accordéoniste musette armé à chaque coup de vibrato ou sur Paul Carrack, plus musicien de baloche que jamais, passant d'une compo sous-steelydanienne ("How long") à des reprises consternantes de mollesse et de banalité ("All along the watchtower", "While my guitar gently weeps", etc...) auxquelles on se demande aussi ce que le guitariste de Genesis Mike Rutherford peut bien apporter. Passons sur l'opportunité d'entendre ici Jamie Cullum ou les chanteuses Amy Winehouse et Theresa Andersson ou sur des Crickets bien incapables de faire oublier Buddy Holly; Passons enfin sur Gary Moore et son définitif statut de "faiseur" ("hommage" à Jimi Hendrix fatigant), sur Ron Wood, pitoyable sur sa reprise des Faces ("Ooh la la") et sur Brian May, souvent présent (avec Marvin, Albert Lee, les Crickets) mais bien peu puissant.

Attardons-nous sur les quelques bons moments, David Gilmour, pas de pitres autour de lui, il est là, avec son univers, le temps de trois morceaux ("Marooned", "Coming back to life" et "Sorrow"), Joe Walsh, un bail qu'on avait plus vu l'ancien leader de James Gang et guitariste des Eagles, qui propose quatre titres de rock funk sudiste à la J. Geils (dont son fameux "Rocky mountain way"). Paul Rodgers surtout, la claque et la classe de la soirée. Rodgers n'a pas pris une ride, rocke comme jamais, chante le blues comme toujours, tient la scène comme un chef, et il faut l'entrée sur scène de Jasmine et Steve Rodgers - ses enfants (trentenaires) pour leur morceau "Drinking" - pour réaliser les années passées depuis Free ("Alright now" est évidemment repris). Il faut aussi signaler trois anonymes, oubliés du livret mais présents tout au long des trente et un morceaux joués : le batteur et le bassiste, et surtout le second guitariste, préposé aux solos discrets mais efficaces derrière les têtes d'affiche.