The rabbit that hunts tiger

Yin Yin

par Jérôme Heff le 07/05/2020

Note: 7.0    

Les Néerlandais Kees Berkers et Yves Lennertz, les 2/5e de Yin Yin, jouent aussi dans Baby Galaxy et Bounty Island : deux noms de groupe qui décrivent bien le mix solaire de "The rabbit that hunts tiger", à la fois psychédélique et aux sonorités d’ailleurs. Yin Yin s’inspire de la pop 60-70 vietnamienne et thaïlandaise, qui avait acclimaté la basse disco, les guitares surf et claviers psychédéliques à l’univers harmonique asiatique.

"Dis ko dis ko" accommode ainsi Giorgio Moroder et les Bee Gees à la sauce teriyaki – l’Asie est comprise au sens large, filtrée à travers la culture pop(ulaire) comme ce "One inch punch" en référence à l’art martial développé par Bruce Lee. Les sonorités néo-surf music les rapprochent par exemple des filles de Seattle de La luz ("Pingpxng"). Leur label suisse Bongo Joe, qui se plait à fouiner les groupes décalés aux quatre coins du monde, avait déjà découvert les Hollando-Turcs Altin Gün, au semblable psychédélisme version dansante et comme eux, redoutables en concert.

Tous les titres sont instrumentaux, des cartes postales groovy de plages asiatiques fantasmées qui nous parviendraient à cinquante ans de distance, en ayant conservé leurs couleurs à la fois tranchées et d'une douceur de pastel qui rappellent ce que peut être la joie de vivre.



YIN YIN session KEXP (Live 2020)