| | | par Francois Branchon le 01/02/1998
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| Encore une histoire d'arnaque : lorsque Neil Young, Steve Stills, Richie Furay, Dewey Redman et Bruce Martin mettent en boite ce premier album, ils en assurent eux-mêmes le mixage en mono. Dans leur dos et sur pression du label Atco (sous-marque d'Atlantic), leurs deux managers réalisent sans les consulter un autre mix, stéréo celui-ci. Le vinyle (Atco SD 33200) sortira finalement sous les deux versions en décembre 1966. Quelques mois plus tard, en avril 1967, Atco reformate l'album, sucrant "Baby don't scold me" et le remplaçant par le nouveau single du groupe, "For what's is worth" écrit par Stills. L'album (Atco SD 33200A) sera disponible également en mono et stéréo. Le montage de cette réédition Cd d'aujourd'hui couple en 24 titres la version mono de 1966 et la version stéréo de 1967. Vous suivez ?
Ce n'est pas la première réédition d'un mixage originalement mono et réalisé par le groupe lui-même. L'année dernière "Raw power" des Stooges, et plus récemment "Piper at the gates of dawn" de Pink Floyd. Dans les trois cas, le bilan est identique : le mono c'est plutôt saignant et on se demande bien pourquoi les producteurs souhaitaient alors gommer toute la fulgurance et la dynamique de leurs poulains. Ici les guitares s'aiguisent et les voix, précisément celle de Neil Young, survolent les débats au lieu d'y être engluées. Pour les amoureux du groupe qui ne possèdent pas le vinyle mono d'époque, le remplacement de leur précédente réédition Cd est impérative. Ils y gagneront en plus "Baby don't scold me", signé Stills. |
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