Fom a whisper to a scream

Esther Philips

par Francois Branchon le 07/07/2014

Note: 9.5    

On ne dira jamais assez de bien d'Esther Phillips, prodigieuse chanteuse de rhythm and blues, à la voix cassée et puissante, élégante, un mix d'Aretha Franklin et de Shirley Bassey, à la trajectoire parsemée de drames - contaminée par l'alcool et la dope dès l'adolescence au fond du bus de tournée de Johnny Otis lorsqu'elle est, à 16 ans, une de ses choristes prodige.

Une trajectoire qui dès lors ne sera jamais limpide ni droite, de petits succès en cures de désintox, pour s'achever à 53 ans en 1984, le corps à bout.

"From a whisper to a scream" est de 1971, son premier album pour le label Kudu. Fortement bluesy, il marque son retour après quelques années d'absence et une période Atlantic plus easy listening que charpentée. Accompagnée d'excellents musiciens de session (les guitaristes Eric Gale ou Cornell Dupree, futur habitué de Bill Withers), Esther reprend - "Home is where the hatred is" de Gil-Scott Heron - ou signe ses propres chansons, dans lesquelles elle ne fait pas mystère de ses addictions.

Nominé aux Grammy awards comme meilleur album de rhythm and blues de l'année 71, il frôle la victoire, remportée par Aretha Franklin. Celle-ci déclarera qu'Esther le méritait plus qu'elle et lui remettra son prix. Classe.


ESTHER PHILLIPS That's all right with me (Audio seul)



Home Is Where The Hatred Is ouvre l’album : avec cette reprise de Gil Scott-Heron - See more at: http://www.dailymars.net/music-mini-review-esther-phillips-from-a-whisper-to-a-scream-expanded-edition-soul-music-recordscherry-red/#sthash.UfNDfjXF.dpuf
Home Is Where The Hatred Is ouvre l’album : avec cette reprise de Gil Scott-Heron - See more at: http://www.dailymars.net/music-mini-review-esther-phillips-from-a-whisper-to-a-scream-expanded-edition-soul-music-recordscherry-red/#sthash.UfNDfjXF.dpune fait pas mystère de son addiction