Metal
Thrash Metal
  Megadeth - Countdown to extinction
Etats-Unis 1992
Album Original
Un CD Combat  / EMI 2004



SPIRALE

 Seoul, Korea 2000
 Detroit 86
 
Megadeth
Countdown to extinction
par Logan le 30/04/2012

Note: 9.0    

"Countdown to extinction" intervient à un moment délicat de la discographie de Megadeth. Car deux ans auparavant, l'album "Rust in peace" avait époustouflé toute la scène thrash par son coté mélodique et progressif, démarquant et consolidant Megadeth comme poids lourd du genre. Attendu au tournant, le volcanique leader Dave Mustaine allait surprendre son monde en adoptant des habitudes de composition toute nouvelle.

Une grande influence Heavy vient mâtiner le traditionnel Thrash de Megadeth, ce qui revient dans les grandes lignes à simplifier quelques peu les compositions sans les appauvrir. On y retrouve des mélodies plus lentes, mais sans jamais renier les solos supersoniques du duo Friedman/Mustaine ("Countdown to extinction"). On oublie un peu les omniprésents changement de rythme des albums précédents pour une construction de morceaux plus classique, apportant une touche de maturité. Car s'il y a perte de la brouillonne énergie punk des débuts, le gain mélodique le compense largement.

Chaque morceau permet de sentir le gain de diversité dans le spectre musical. "Foreclosure of a dream" prouve que la rage omniprésente chez Megadeth n'empêche pas Dave de savoir utiliser sa voix. "This was my life" est poignante , "Skin o'my teeth" offre un insoupçonné coté groovy... "Sweating bullets" est un bijou de boogie Thrash plongeant dans les tréfonds d'un esprit malade avec une maîtrise musicale telle qu'elle finit par rendre sexy la schizophrénie.

Mais quitte à devenir barge, autant le faire avec la sublime "Symphony of destruction". Conte rock'n'roll du flûtiste d'Hamelin, elle sort tout droit des tripes d'un alcoolique dangereux, brûlant de haine pour un système qui mène le peuple aveuglé à sa destruction.

"Countdown to extinction" est un souffle de vent novateur dans la discographie de Megadeth, et la preuve d'une grande capacité d'évolution. Ambiance oppressante et technique irréprochable, gage du mariage réussi entre haine et mélodie.