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 Phil Everly - There's nothing too good for my baby - Mystic line
Etats-Unis 1974
Albums Originaux + Bonus
Un CD Cherry Red > Morello  / Import Cherry Red 2018

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Label Cherry Red > Morello


SPIRALE

Mes cousins...
The Everly Brothers
Phil Everly
 
Phil Everly
There's nothing too good for my baby - Mystic line
par Francois Branchon le 25/02/2018

Note: 6.0    
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Des frères Everly, Don était la grande gueule, le cocaïnomane l'alcolo, Phil le cool, le gentil, le sobre. Ironie du sort, c'est Phil qu'un cancer des poumons a fauché en 2014.

Leurs carrières solo respectives commencent dès la séparation du duo en 1973. Phil se déporte à Londres avec son acolyte Terry Slater (arrangeur des Everly Brothers, Glen Campbell, Gosdin Brothers...), signe avec un label Pye aux anges (Les EV sont encore un mythe vivant dans l'Angleterre d'alors) un contrat pour trois albums. Deux sortiront coup sur coup en 1974 (ici réédités), deux échecs commerciaux, Phil Everly rompra le contrat Pye et repartira aux Usa.

Que dire ? Sans son alter ego de frère, Phil Everly est orphelin, les chansons sonnent beaucoup plus ordinaires, privées des harmonies uniques dépositaires de l'originalité et du charme.
Il faut donc s'en remettre aux chansons, et espérer un minimum de classe. Ce n'est malheureusement pas le cas. Certains titres de "There's nothing too good for my baby", le premier album, sont certes excellents, "Sweet music", "Summershine", "Caroline", dans une moindre mesure "It's true", mais les autres (les trois-quarts du disque) proposent une variété paresseuse du mauvais côté du fil du rasoir, frôlant parfois le pastiche ("New old song" décalquant "Dreams dreams dreams"), sans mentionner cette reprise en bonus des "Trois cloches" d'Edith Piaf et des Compagnons de la Chanson (The three bells"...).

"Mystic line" le deuxième album relève le niveau, grâce aux présences du guitariste électrique Martin Kershaw au beau son aérien quand il le faut (le très beau titre éponyme "Mystic line") et surtout de Warren Zevon aux claviers, compos et arrangements, construisant avec finesse, densité et amplitude un cadre dans lequel la voix peut s'épanouir ("January butterfly", "Patiently" toute en délicatesse en ouverture, "Words in your eyes"). Un gros bémol cependant avec les morceaux où Phil Everly force sa voix et le groupe fait du sous-Poco ("Better than now") ou reprend son classique "When will i be loved" en... reggae !



PHIL EVERLY Patiently (1974 Audio seul)



PHIL EVERLY Summershine (1974 Audio seul)