Chroniques Concerts

Pluramon feat. Julee Cruise - Paris Fondation Cartier 20 Mai 2007

Posté par : Jérôme Heff le 23/05/2007

Première des "Soirées Nomades" dans le cadre de l'exposition David Lynch à la Fondation Cartier : foirade totale !

On était pourtant curieux d'entendre en live la diva étrange de Twin Peaks... mais si on a effectivement frissonné, c'était à cause du temps... Prévu en extérieur, le concert aurait dû être annulé à cause de la pluie, comme stipulé sur les billets. Décision tardive ? Organisation incompétente ? Il a été maintenu en intérieur malgré une capacité moindre, avec l'obligation de devoir refouler des gens qui avaient leurs billets : premiers arrivés, premiers servis, sinon remboursement ! D'abord faire une première fois la queue pour retirer son billet ; puis une deuxième fois pour se faire numéroter son billet (250 bénéficiaires, j'avais le numéro 229) ; ressortir et encore poireauter ; pour les malchanceux attendre encore pour se faire rembourser...

De l'énervement, deux heures (!!!) d'attente sous la pluie, un concert commencé avec plus de deux heures de retard... une organisation catastrophique. Des insultes ont fusé, voire même quelques (petits) cailloux. Voir David Lynch fendre la foule à deux mètres de nous, sous quelques applaudissements, n'a pas suffi à apaiser les tensions. Après ça, le concert était forcément gâché.

Le groupe Pluramon a commencé seul. C'est un groupe allemand qui crée un son compact à la Ride, ou plus loin dans le concert un long morceau assourdissant et répétitif qui sonnait comme du Neu! pas très neuf... La voix de Julee Cruise, tout au plus un filet croupi noyé dans le mix : My Bloody Valentine en moins bien... elle surjouait bizarrement, avec force mimiques et simili-viol du guitariste à casquette. Physiquement, teinte en brune, on aurait dit Liz Taylor en modèle réduit. On espère qu'au moins Lynch a apprécié le spectacle.

Photo : jc © kd sudec


The Slits - Paris La Maroquinerie 26 Avril 2007

Posté par : Emmanuel Durocher le 02/05/2007

Trois groupes à l'affiche pour cette soirée du Festival "Les femmes s'en mêlent". 586 et son punk-rock assez banal, puis la bonne surprise Ebony Bones, mélange des Supremes (trois chanteuses), du carnaval tropical (lÂ’habillement), des Specials (les musiciens mâles qui les accompagnent), des B-52's (les voix de bombardiers) et j'en passeÂ… L'ambiance était au rendez-vous, ça partait dans tout les sens.

Clou du spectacle, les Slits sont de retour plus de trente après leurs débuts. Seules la chanteuse Ari Up (14 ans à ses débuts en 1976 !) et la bassiste Tessa Pollit répondent présentes mais fidèle à sa réputation, le groupe reste exclusivement féminin et les "anciennes" sont accompagnées par deux guitaristes (russe et italienne) et une batteuse (allemande). Ari Up parle beaucoup, fanfaronne énormément, fait de nombreuses références au passé mais elle n'oublie pas de chanter : un peu de punk et beaucoup de reggae et c'est dans le mélange les deux que les Slits sont à leur meilleur.