acid flowers
Acid Folk
 Bill Nelson - Northern dream
Angleterre 1971
Album Original
Un CD Cherry Red > Esoteric  / Import Cherry Red 2011

WEB

Label Cherry Red > Esoteric


SPIRALE

 Chance encounters in the garden of lights
 
Bill Nelson
Northern dream
par Francois Branchon le 20/10/2011

Note: 9.5     
Morceaux qui Tuent
Love's a way
Everyone's hero
End of the seasons
Rejoyce


Si une notoriété devait se mesurer à la production discographique, celle de Bill Nelson dépasserait allègrement celle de Jésus : 90 albums, sous son nom ou ceux de ses groupes (Be Bop Deluxe, Red Noise) entre 1971 et 2011 (!!) sans mentionner ses participations aux ébats de Gary Numan ou David Sylvian.

Roi de la scoumoune, Nelson vit ses œuvres soit ne pas marcher (sur les grosses boites Mercury, CBS ou EMI pour ses Be Bop Deluxe) soit les petits labels qui venaient de l'accueillir faire faillite (Enigma), à l'exception toutefois du début des années quatre-vingt, quand le label belge des Disques du Crépuscule le fit connaitre à son cercle d'initiés (compil "From Brussels with love"). Blindé par tant de chance, Bill Nelson a fondé depuis son propre refuge, Cocteau Discs (en hommage à), qui diffuse à présent son travail, comme son fonds de catalogue, réédité grâce à l'aide du label Esoteric. "Northern dream", premier album de Nelson en 1971, en est la première sortie en CD.

Album fondateur, aidé par John Peel qui le fit connaître à l'Angleterre entière, "Northern dream" a tout du bricolage maison (à l'image de sa pochette), toutes les guitares entièrement joué par Nelson, aidé d'un simple percussionniste et d'un bassiste sur quelques titres, tour à tour folk ("Rejoyce"), bluesy ("Bloo blooz"), psychédélique ("End of the seasons" et son harmonium), californien même ("Sad feelings", "House of sand"), et souvent tout cela à la fois, à la manière du folk rock blues anglais de ces années. Un son rappellant parfois le Jethro Tull des débuts, particulièrement cette guitare à la Mick Abrahams ("Everyone's hero"), mais souvent un cran plus haut, plus loin, toujours avec cette guitare, égale des régals psychés américains, ou anglais (le très Peter Greenien "Northern dreamer"), et qui révèle quarante après, un fichu musicien inspiré, alors hippie cool sans prétention mais doué, que tous ses bidouillages expérimentaux postérieurs n'auraient jamais laissé deviner. Pressé à 300 exemplaires à compte d'auteur à sa sortie, "Northern dream" mérite le meilleur.



BILL NELSON Sad feelings (Audio seul)