Travelling blind

Jim Yamouridis

par Jérôme Florio le 27/04/2011

Note: 8.0    

"Travelling blind", produit en 2008 par Sébastien Martel, a les mêmes qualités intrinsèques que le récent et près de l'os "As leaves", avec plus de variété au niveau des arrangements. Les fondamentaux sont là : le picking sans ostentation et la voix grave, ouatée, suffisent à planter le décor. Yamouridis est un cavalier au costume classe et un peu élimé, qui nous entraîne dans un bal laid-back et hypnotique ("The rider"), chaloupé par moments ("Grass and dew"). A la fois très présent et en retrait, Sébastien Martel arrange chaque titre avec une trompeuse simplicité qui ne sied qu'aux meilleurs - flûte ("As leaves"), rythmique électro minimale ("The open boat"), clarinette... et un peu partout des guitares belles et sobres. On a pu lire ça et là des comparaisons avec Leonard Cohen, ce qui est un peu rapide... sauf quand des choeurs viennent donner des formes féminines à "Travelling blind" (Julia Sarr, Camille). On pense davantage à des films comme "La rivière sans retour" (1954) avec Marilyn Monroe et Robert Mitchum, une ambiance de western finissant mais pas triste, étonnamment chaude et enveloppante ("Over we go").



JIM YAMOURIDIS Carry me (Live Europavox Festival 2008) © KidamPROD