Wire to wire

Paul Burch & WPA Ballclub

par Francois Branchon le 01/12/1997

Note: 8.0    

Dans les années soixante-dix, lorsque le rock épouse la country pour engendrer à la suite des lourdingues Poco les groupes dits de "Rock du Sud" (les Charlie Daniels Band, Commander Cody & Lost Planet Airmen, Calico...), un des rejetons va se faire remarquer par son style fluide, ses mélodies huilées, ses voix millimétrées comme celles des Beach Boys et le son marqué de sa pedal steel guitar : Pure Prairie League va sortir quelque six albums, dont les trois premiers sont l'histoire du country rock. PPL sombré corps et biens, Paul Burch en est l'héritier parfait. Quatorze titres façonnés orfèvrerie artisanale, emballés luxueusement et tous dominés par cet instrument à la fois étrange et chaleureux. Un country-rock non arrogant, poli et discret, que certains n'hésitent pas à comparer au "Nashville skyline" de Dylan. Un cran en dessous, "Wire to wire" est de l'excellent swing texan, option velours.