Rock
The  Soft Machine - Man in a deaf corner
Angleterre 1963
Titres Live Inédits
Un CD Cuneiform  / Import 2001

WEB

Label Cuneiform


SPIRALE

 4th & 5th
 Noisette
 Softs
 Land of Cockayne
 
The Soft Machine
Man in a deaf corner
par Frédéric Joussemet le 16/10/2001

Note: 4.0    

Soft Machine et 'l'école de Canterbury' ont outre manche des aficionados fervents, qui ressortent régulièrement des inédits ou des oubliés de leurs malles poussiéreuses, dont ce "Man in a deaf corner", anthologie de concerts (1963-1970) du groupe phare du jazz rock européen. Le premier Cd - les prestations alcoolisées des débuts - ne passionnera que les fans omnivores. Entre une reprise iconoclaste et un délire free, chacun semble plus ou moins apprendre à jouer sur scène. Le son n'est pas terrible, mais ce n'est vraiment pas ce qui rebutera le plus (la plupart du temps) les non-initiés. Les purs et durs seront par contre aux anges, enthousiasmés par des duos (sax/batterie et piano/batterie) ou par les prestations de Robert Wyatt à la guitare et d'Hugh Hopper au violoncelle ! Il faut aussi noter une version de treize minutes quarante et une secondes de "Hope for hapiness", où l'orgue saturé omniprésent ne laisse aucune place pour le reste du trio initial, submergé par les bruits assourdissants émis par l'engin malmené. Le second Cd est plus " grand public ". On y retrouve une bonne partie du concert mythique donné par le groupe en 69 au Paradiso d'Amsterdam, prestation déjà sortie dans son intégralité. Il est tout bonnement sublime, car le second trio (Ratledge/Wyatt/Hopper) est au sommet de sa puissance scénique et transgressive. Les nouveautés de ce disque suivent : il s'agit de quatre morceaux enregistrés (toujours en concert) en 70 et dont les versions sont inédites. Seulement, d'autres lives de cette période sont déjà sortis, à commencer par le sublime " Noisette " (Cuneiform Records) qui surclasse par la qualité du son et de la prestation ce qui nous est offert ici. Une calamiteuse version studio des années 80 de "As long as he lies perfectly still" interprété par divers musiciens (dont Hugh Hopper tout de même) clôture le disque. Seul les fans jusqu'auboutistes pourront se laisser tenter, les autres s'abstiendront. Et pour découvrir, il y a des priorités dans la merveilleuse discographie de Soft Machine.