Rock
The  White Stripes - Under great white northern lights
Etats-Unis 2007
Concerts
Un CD Beggars Banquet > XL 2010

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Label Beggars Banquet > XL


SPIRALE

 White blood cells
 De stijl
 The White Stripes
 Get behind me Satan
 Icky thump
Mes cousins...
Karen Elson
Jack White
The White Stripes
 
The White Stripes
Under great white northern lights
par Jérôme Heff le 06/06/2010

Note: 8.0    

Sous les lumières blanches... l'étape du disque live est inévitable pour le mastodonte du rock que les White Stripes sont devenus, par la grâce du single "Seven nation army" en 2003 (on se prépare à l'entendre massacré par des hordes de supporters à la Coupe du Monde de foot en Afrique du Sud...).

Ce Cd, accompagné de l'efficace documentaire de Emmet Malloy en Dvd, capte Jack et Meg White lors d'une section de la tournée promo de "Icky thump" (2007) en terres canadiennes. Aucune province n'est laissée à l'écart, les White Stripes improvisant cà et là des petits concerts en journée dans des endroits publics (parcs, bars, librairies etc), en plus de leur prestation nocturne dans la grande salle locale.
Sur scène, zéro triche, aucune set-list n'est définie à l'avance : Jack pioche dans son répertoire et enchaîne les titres selon ses envies, à charge pour Meg de suivre. Cette mise en danger réelle a la vertu de pimenter une relation qui s'essoufle peut-être quelque peu (les mitigés "Get behind me Satan" et "Icky thump"), et qui a l'air réduite au strict minimum entre les concerts (voir le documentaire).
Le son est énorme. Jack martyrise avec classe et science sa guitare, Meg suit et appuie quand il le faut ; l'énergie et l'engagement non feint du duo se communiquent très bien au public. Jack White est habité, il se laisse dépasser par sa musique en même temps qu'il la dirige – une perte de contrôle à la fois simulée, maîtrisée, et vécue comme telle.

"Under great white northern lights" témoigne de l'évolution des White Stripes : un jeu plus massif usant et abusant des "power chords" bien lourds pour Jack, qui assure en même temps la rythmique et les solos dans un style défini par des guitar heroes comme Jimi Hendrix, et encore plus Jimmy Page (on croirait parfois entendre du Led Zeppelin). Depuis, Jack White s'en est allé creuser ce sillon et tutoyer la parodie du genre avec Dead Weather. Même si on regrette un peu l'esprit rock authentique et amateur des débuts (impression sans doute renforcée par les clips de Michel Gondry), on accepte sans problème de se faire rouler dessus par le rouleau-compresseur "heavy metal" que les White Stripes sont devenus... mais c'est comment qu'on freine ?



WHITE STRIPES Black Math (Live 2007)