acid flowers
  Jefferson Airplane - Surrealistic pillow
Etats-Unis 1967
Album Original
Un CD RCA  / Sony-BMG 2003

WEB

Label RCA


SPIRALE

 Live at Monterey festival
 Surrealistic pillow (Ep)
 Flight log
 After bathing at Baxter's (Vinyl Replica)
 Takes off
 Bless it's pointed little head
Mes cousins...
Hot Tuna
Ralph J. Gleason
Grace Slick
Jefferson Airplane
 
Jefferson Airplane
Surrealistic pillow
par Francois Branchon le 30/09/2003

Note: 10.0    
Morceaux qui Tuent
Somebody to love
White rabbit
Today
Comin' back to me
Embryonic journey


Le deuxième album de Jefferson Airplane, celui de l'arrivée de Grace Slick au chant et de Spencer Dryden à la batterie, est en 1967 celui de l'ajout d'une rasade d'acide dans l'éprouvette du folk-rock californien, les chansons restant encore au format des trois minutes mais commençant à sérieusement décoller du sol.

Dans ses bagages, Slick apporte deux morceaux de son ancien groupe avec son mari Darby The Great Society, "Somebody to love", tube parfait devenu depuis passeport et le contagieux et étourdissant "White rabbit", l'histoire d'Alice (de Lewis Carroll), intéressée par d'autres pilules que celles que lui donne sa mère pour le rhume. Une mini montée lysergique de trois minutes, magnifiquement construite et chantée (mais jusqu'où Slick va-t-elle - peut-elle - monter sa voix ??).
Le reste des chansons de "Surrealistic pillow", à l'exception de l'instrumental de Kaukonen "Embryonic journey", est entièrement composé par Marty Balin, chanteur et leader auto-proclamé, et reconnaissons-lui une verve créative plutôt lumineuse : les deux ballades "Today" et "Comin' back to me" sont des merveilles de finesse, quant au riff de "3/5 of a mile in 10 seconds", il fera fureur à chacun des concerts à venir... En oubliant "My best friend" et "How do you feel", deux ratés, trop mièvres, le deuxième album du Jefferson Airplane est incontournable.

La réédition remastérisée de 2003 propose en fin d'album cinq bonus, dont deux inédits (fébrilité, fébrilité) : évacuons les versions respectivement longue, single et alternative de "The ballad of you & me a Pooneil", "Martha" et "Two heads" pour aborder "Things are better in the East", suite déstructurée et arty de "A small package" dûe au batteur Spencer Dryden l'ancien jazzman qui a de beaux restes, et enfin l'inattendu morceau caché, la bande orchestre (la chanson sans les voix) de "Young girl sunday blues". Un beau petit cadeau (certains se souviendront de l'exercice similaire proposé par les Beach Boys avec la publication à la fin des années soixante de "Stack-o-track", ou "Pet sounds" sans les vocaux, histoire de se ridiculiser à les imiter).


JEFFERSON AIRPLANE White rabbit (TV Usa 1967)