Rock
Folk Rock
  Jefferson Airplane - Takes off (Vinyl Replica Collection)
Etats-Unis 1966
Album Original
Un CD Culture Factory 2013



SPIRALE

 Live at Monterey festival
 Surrealistic pillow (Ep)
 Flight log
 After bathing at Baxter's (Vinyl Replica Collection)
 Takes off (Edition BMG 2003 avec Bonus)
 Surrealistic pillow
 Bless it's pointed little head
Mes cousins...
Hot Tuna
Ralph J. Gleason
Grace Slick
Jefferson Airplane
 
Jefferson Airplane
Takes off (Vinyl Replica Collection)
par Francois Branchon le 25/03/2019

Note: 8.0    

Premier groupe à émerger de la bouilloire rock de San Francisco, Jefferson Airplane est en 1966 le groupe du chanteur Marty Balin, un habitué des circuits folk de la Bay et propriétaire du Matrix, club qu'il ouvre aux rockers (les Doors y joueront en 67 un concert mémorable enregistré sur le bootleg "Moonlight drive" avec une pochette signée Guy Pellaert). Difficile d'imaginer sous "Takes off" les futurs ailes du psychédélisme débridé que l'Airplane déploiera. Le son est propre sinon propret (enregistré sur 3 pistes !) et les musiciens ont le look de sages étudiants américains, gentils et bien propres sur eux. Seules des coupes de cheveux à la Byrds témoignent de leur non-conformisme. Et si le rock du Sud (version Presley) a déjà depuis longtemps installé ses codes, sexuels et vestimentaires, San Francisco n'est visiblement pas encore sous influence love-ins multicolores. Avec une circonstance atténuante, le sorcier Ken Kesey termine tout juste la mise au point du LSD, une question de jours...

Musicalement, derrière ce son étriqué, bien loin de ce qu'au même moment les Byrds sont capables d'offrir d'envoûtement, les chansons sont d'essence folk teinté de pop ou de léger blues, centrées sur les mélodies, aucune digression instrumentale n'étant encore au programme. A l'exception de trois reprises - "Tobacco road" (John Loudermilk), "Chauffeur blues" (Lester Melrose) et "Let's get together" (Chet Powers) - les chansons, toutes signées de Marty Balin, sont bien tournées ("Come up the years", "And i like it", "Bringing me down") et l'une d'entre elles - "It's no secret" - deviendra un classique du groupe.

Jorma Kaukonen est effacé, coincé dans son petit complet en Tergal, Kantner auto-proclamé co-leader est transparent, Signe Tole Anderson, la première chanteuse (Grace Slick la remplacera dès l'album suivant) se démène et seul Jack Casady impressionne, sa basse déjà très en avant annonçant un individu d'un autre type...



JEFFERSON AIRPLANE It's no secret (Audio seul 1966)