Rock
The  Doors - L.A. woman
Etats-Unis 1971
Album Original
Un CD Elektra  / Warner 1999

WEB

Label Elektra


SPIRALE

 Box set (1965-1970)
 The best of (1967-1971)
 Bright midnight - Live in America (1969-1970)
 The Doors (Collection Classic albums)
 Mr Mojo Risin - The story of L.A. woman (Collection Classic albums)
 The Doors - 50th anniversary Deluxe Edition
 Light my fire
 The singles
 Live at the Isle of Wight 1970
 Strange days (50th anniversary expanded edition)
 Waiting for the sun
 
The Doors
L.A. woman
par Francois Branchon le 16/09/1999

Note: 10.0     
Morceaux qui Tuent
Hyacinth house
Cars hiss by my window
Riders in the storm
L.A. woman


Dernier album officiel des Doors avec Jim Morrison, "L.A. woman" fut à double titre un accident de l'Histoire, sur son moment (imprévu) et son comment (tout aussi imprévu).

Interdits de salles à travers tous les États-Unis à la suite de l'affaire de Miami, les Doors doivent abandonner la grande tournée américaine de promotion de l'album "Morrison hotel". Que faire donc sinon enregistrer. Toujours pourvus en nouvelles chansons de Morrison et Krieger, ils les jouent dans son studio Elektra à Paul Rothchild, producteur habituel et essentiel, le "5ème" Doors. "A chier" dira-t-il, "musique de bar à cocktail"... Clash, Rothchild se casse, les Doors aussi,
Ils se rabattent à la maison, dans leur studio personnel de répétition, embarquent avec eux Bruce Botnick, l'ingénieur du son sorcier de tous leurs disques et décident de se produire eux-mêmes, recentrés sur le blues, invitant dans l'histoire, histoire de se sentir à l'aise, le guitariste Marc Benno pour se charger des rythmiques et Jerry Sheff, bassiste d'Elvis Presley, pour soulager la main gauche de Manzarek.

Livrés à eux-mêmes, mais chez eux, "libérés" diront-ils, les Doors feront merveille. Aucune trace ici des petites chansons ciselées d'avant, le blues est présent partout, et même les titres apparemment enjoués sont plombés d'une tristesse traînante ("Love her madly") ou d'une caverneuse beauté ("Hyacinth house"). L'album tout entier, relève de climats à la densité souvent exceptionnelle où la voix de Morrison se fait lourde de sens ("Cars hiss by my window", "The changeling", "Riders in the storm", "The WASP (Texas radio & the big beat)", "L.A. woman").

C'est au cours des sessions que les trois autres Doors réalisent - dernier imprévu - la mort du groupe, avec la décision de Morrison de ne plus faire de rock et de se tirer de cette Amérique de Nixon qu'il exècre - il partira pour Paris avant même la fin, dès ses voix mises en boite.

"LA woman", album des imprévus devient un testament, et on reconnaitra à Morrison d'y avoir vidé toutes ses tripes, en feu d'artifice final. Un album pétri d'âme et de savoir-faire, qui a apporté aux Doors un immense succès - grand public avec "Love her madly" et critique avec TOUS les autres titres, abrités derrière ses deux monuments "Riders in the storm" et "L.A. woman".



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DOORS Cars hiss by my window (audio seul)